Impact des microplastiques sur les animaux et organismes qui les ingèrent

Un article résume 50 ans de recherche sur l’effet des microplastiques ingérés par des espèces aquatiques et terrestres. Il indique que, même si leur ingestion est prouvée, les microplastiques ne s’accumulent pas dans ces organismes.

Cette étude (disponible ici) rassemble des données sur l’ingestion de microplastiques (MP) pour plus de 800 espèces représentant environ 87 000 organismes/animaux. Des débris de plastiques et des MP sont observés chez environ 20% d’entre eux.

L’analyse des articles publiés sur le sujet ces 50 dernières années montre qu’il n’y a pas bioaccumulation des débris et MP ingérés. C’est-à-dire qu’une fois entrés dans le système digestif, ils en sortent par voie naturelle.

Il n’y a pas non plus de preuve de bioamplification, c’est-à-dire pas d’augmentation des concentrations de MPs à des niveaux plus élevés dans la chaîne alimentaire. Ce qui est intéressant c’est que les études viennent d’un peu partout dans le monde : tous les continents et océans.

Plus de 99% de ces études réalisées sur le terrain ont permis d’observer une présence de débris dans le système digestif des organismes étudiés. Ce qui signifie que les débris et MPs sont principalement ingérés.

Plusieurs études suggèrent que les caractéristiques des MPs ingérés sont représentatives des débris plastiques présents à proximité. C’est un point intéressant qui permet de suivre les évolutions spatiales et temporelles des particules.

Par contre l’article note une hétérogénéité dans la manière dont les échantillons ont été collectés traités, analysés et rapportés ce qui n’a pas facilité l’analyse. Il est noté dans plusieurs études une possible pollution des échantillons par des fibres présents dans l’air.

La méthodologie, quel que soit le domaine scientifique, est un élément très important parce qu’elle permet des analyses de plusieurs études, réalisées sur plusieurs années et donc réaliser une base de données fiable. Ces données pourraient donc potentiellement être utiles pour déterminer l’origine et réduire l’émission des débris plastiques à la source.

Mais pour cela il est nécessaire de développer des méthodologies standardisées !

Ce que je trouve très intéressant dans cette étude c’est que son auteur précise bien qu’il est important d’étudier TOUS les débris anthropiques (= liés à la présence de l’homme) pouvant être ingérés par les organismes vivants. Qu’ils soient plastiques ou non.

Parce qu’il est important d’étudier notre impact sur la biodiversité sans préjuger de ce qui est bon ou mauvais pour elle. Qu’ils soient dits naturels ou synthétiques, ces débris sont créés par l’activité humaine et ont un impact sur la biodiversité.

Petit lien vers le Thread Twitter :

https://twitter.com/Kako_line/status/1250480568036360193?s=20

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